L’épisode épidémique de Covid-19 que connaît la France ce printemps a eu pour conséquence une transformation radicale du travail. Durant presque 2 mois de confinement, il a fallu ré-apprendre son métier, interagir autrement avec de multiples interlocuteurs, collègues, partenaires. Chez ADD Associés, la généralisation du télétravail a permis de maintenir l’activité à l’aide d’outils variés, de nouvelles méthodes.

Comment réinvente-t-on le métier de généalogiste successoral en temps de confinement ? Quels outils utilise-t-on ? Les choses sont-elles si différentes, plus difficiles ? Ou au contraire, peut-être, plus simples par certains aspects ?

Nous avons demandé à quatre de nos collaborateurs d’évoquer leur expérience, leur ressenti et ce qu’ils tirent de cette période littéralement extra-ordinaire. Voici ce qu’ils nous disent…

SUR LE RAPPORT AUX AUTRES

Guillaume Fouvet (régleur, responsable de région) : Globalement, les gens – les héritiers que l’on représente, notamment – ont été assez ouverts et réceptifs : dès lors que l’on se recentre sur les essentiels, ici la survie, on ne va plus chipoter sur des détails. Une fois posée la question « comment ça va ? », la gestion du dossier n’est plus si prioritaire et cela fluidifie la relation.

Cécilia Abib (responsable commerciale) : Je dirais même que paradoxalement, le télétravail a parfois été un coup de pouce pour une raison toute simple : nous étions à peu près certains d’avoir quelqu’un au téléphone (rire) ! Les gens étaient, de fait, plus disponibles.

Thomas Bourelly (responsable de secteur) : Disponibles dans leur tête, aussi. Il y avait une forme d’empathie et de responsabilité commune par rapport à tout ce qui arrive. Et comme nos interlocuteurs, les héritiers surtout, avaient moins de contact les uns avec les autres, le coup de téléphone qu’on pouvait leur passer était le plus souvent bien accueilli. Le Covid a créé une forme de solidarité.

Le Tableau Généalogique Dématérialisé a été essentiel, et a fait une grande différence avec la concurrence.

SUR LES OUTILS NUMERIQUES

François Devictor (juriste, directeur adjoint Aix-Marseille) : Pour moi, le Tableau Généalogique Dématérialisé [ou TGD, une base de données numérique donnant accès à tous les tableaux généalogiques, ndlr] a été déterminant. Il a permis aux chercheurs de continuer à travailler, y compris à plusieurs sur un même tableau, à distance. De notre côté nous avons ensuite pu déposer les dossiers chez les notaires… Et je pense que cela a fait la différence avec certains concurrents.

Guillaume Fouvet : Je dis souvent qu’ADD est une « start-up pour un vieux métier ». Nous avons des outils comme le TGD, une connexion partout et tout le temps, la visioconférence, les transferts de fichiers, les accès aux serveurs… Tout cela au service d’un métier parmi les plus vieux du monde. Le confinement a démontré que nous avons un coup d’avance dans l’utilisation des nouvelles technologies pour répondre à la demande de nos interlocuteurs, héritiers comme notaires.

Thomas Bourelly : Il est certain que le Tableau Généalogique Dématérialisé a été essentiel, c’est devenu une évidence pour tout le monde. Sans lui, c’était le chômage technique puisqu’il faut gérer des tableaux papiers, arriver éventuellement à les numériser avec le risque que les envois se passent mal… Le TGD est devenu élémentaire, et c’est une grande différence avec la concurrence.

Cécilia Abib : Un mot aussi sur la signature électronique. Elle a parfois été compliquée à mettre en place car certains préfèrent le papier, il y a des habitudes, comme pour les tableaux… Mais c’est incroyablement utile. Elle permet de récupérer des documents en 10 minutes au lieu de jours, voire de semaines.

SUR LE TRAVAIL EN EQUIPE

Thomas Bourelly : nous avons mis à profit les outils numériques comme Teams pour la visioconférence et le partage de documents, WhatsApp pour échanger de manière plus informelle, les e-mails bien sûr… Et cela a très bien fonctionné.

Cécilia Abib : A ce détail près que parfois, l’écrit pose des problèmes que l’oral ne pose pas. On comprend moins bien une intention, un propos… Il fallait faire attention à certains détails, d’autant que l’on a vécu une période qui pouvait provoquer un peu de nervosité.

François Devictor : Entre collaborateurs, c’est sûr que les choses passent plus facilement à l’oral, les mails sont plus abrupts parfois. Mais on n’a pas attendu le confinement ! Et puis la visioconférence a permis de compenser ce problème, on a tout fait pout garder le contact « visuel ».

Ce moment nous a obligés à changer nos habitudes, à chercher, à trouver.

SUR CE QU’IL FAUT RETENIR DU CONFINEMENT

François Devictor : Paradoxalement j’ai apprécié cette période. Je suis conscient que c’était difficile pour beaucoup de gens, sans même parler de ceux qui ont été touchés par la maladie, mais je l’ai bien vécu. Ça a permis de prendre du recul. Dans l’action, on a peu de temps pour se poser et trouver des solutions pour fluidifier le travail. Ce moment nous a obligés à changer nos habitudes, à chercher, à trouver. Rien que pour ça, la période a été intéressante. Et on se rend compte que chez ADD nous avons tous les outils pour nous adapter. On pourrait travailler comme ça tout le temps !

Guillaume Fouvet : Totalement d’accord. C’est une expérience concluante car elle nous a permis de trouver de nouvelles manières de travailler, et donc d’avancer. Je me suis rendu compte que je pouvais faire un nombre de choses ahurissant en télétravail ! On peut travailler à 100% comme cela, parce que nous avons les outils technologiques qui le permettent. Nous savons désormais que nous pouvons faire face à tout type de situation, car nous avons les bons outils.

Thomas Bourelly : Que dire d’autre ? Tout le monde s’est investi positivement. Nous sommes arrivés à trouver des solutions. C’était une gymnastique permanente, et beaucoup de discipline.

Cécilia Abib : Chez ADD Associés, nous essayons de faire d’une faiblesse une force. Les chercheurs n’ont pas eu le choix dans ce contexte, et du coup ils se sont adaptés. Maintenant, il faut rester sur cette dynamique.