La profession de généalogiste est souvent méconnue et sujette à d’impressionnants fantasmes qui prolifèrent sur internet : nous serions suspectés d’arnaques organisées ! De plus en plus fréquemment exposés à des jugements infondés, nous choisissons aujourd’hui d’apporter un éclairage concis sur la généalogie successorale.

Être généalogiste successoral ne s’improvise pas

Si, bien sûr, aujourd’hui la généalogie passionne de nombreux amateurs, la profession de généalogiste successoral est, elle, encadrée par des compétences strictes. La recherche d’héritiers non connus ou incertains, notamment dans le cadre de successions difficiles, suppose de la rigueur mais surtout un grand savoir-faire ! Juristes, historiens, enquêteurs en filiation, experts en archives nationales et internationales, traducteurs plurilingues : autant de spécialités dont le règlement de nombreuses successions dépend. Laisser ainsi dire que nous utilisons de fausses identités pour obtenir des informations superficielles et aisément accessibles est donc aussi inexact qu’improbable. Etablir et surtout certifier légalement des dévolutions jusqu’au 6éme degré de parenté suppose une maîtrise professionnelle importante.

Des missions légalement encadrées

Au risque de décevoir, le généalogiste n’est donc ni chercheur de trésor, ni opérateur d’arnaque. Il n’est rien de moins que mandaté par un Notaire, officier public, lorsque l’ensemble ou une partie des héritiers n’est pas connu et que cette absence empêche tout bonnement le règlement de la succession. Et il ne s’agit nullement – n’en déplaise aux esprits les plus fantasques – d’une prestation de service ou d’un accord abusif entre parties, mais d’un mandat autorisé par une loi : celle du 23 juin 2006, article 36. Et ceci encore la méconnaissance de certains conduit à ce que l’on nous reproche son originalité, mais nous ne faisons qu’appliquer la loi : ce mandat « sui generis » veut que les honoraires ne peuvent être dus que par ceux à qui le bénéfice revient, c’est à dire : les héritiers ! Il n’y a ainsi aucune ruse ici : la légalité des contrats que nous soumettons aux héritiers est même établie depuis 1866. Autre élément souvent maljugé : le montant des honoraires. Encore, ceux-ci varient en fonction de l’amplitude et de la durée des recherches, du nombre de chercheurs mobilisés et bien, évidemment, de l’éloignement de la personne retrouvée vis-à-vis du défunt. N’en déplaise donc à nos pourfendeurs : notre mission n’est vraiment que d’aider à ce que des héritages ignorés arrivent à bon port…